Objectifs
- Rappeler les aspects économiques et techniques des crédits à la clientèle.
- Définir et appliquer les modalités de comptabilisation et d’évaluation de ces opérations selon les normes comptables françaises et internationales (IFRS 9).
- Appréhender les particularités économiques et comptables de certains types de crédits (opérations hors marché, découverts, factoring, crédits à la consommation, etc.).
- Maîtriser les impacts de la norme comptable IFRS 9 en matière de dépréciation des actifs sains (comptabilisation des pertes attendues au titre du risque de crédit dès l’engagement hors bilan et la mise en place des crédits).
- Maîtriser le concept de créance douteuse et le fait générateur de la dépréciation des créances (risque de crédit avéré). Comprendre l’effet temps (impact de la « dé-actualisation ») et son impact sur le PNB en norme comptable IFRS 9.
- Maîtriser le risque comptable de ces opérations et identifier les points de contrôle fondamentaux.
- Intégrer les outils, procédures et techniques de contrôle.
Animateur(s)

Jean-Marie LAY
- Comptabilité, contrôle de gestion et fiscalité.
- Risk Management et règlementation Bâloise.
- Marchés, produits et services financiers.
- Analyse financière.
Programme
1LES CRÉDITS : PRINCIPES GÉNÉRAUX
Définition d’un crédit selon le Code monétaire et financier.
Aspects techniques et économiques d’un crédit.
La traduction de ces opérations dans le bilan des banques françaises.
Les comptes du PCEC relatifs aux crédits.
La comptabilisation des crédits :
- Comptabilisation initiale : les commissions et frais payés ou reçus relatifs aux crédits.
- Comptabilisation ultérieure : méthode du coût amorti (cas général).
- Règles générales de traitement comptable des commissions (syndication, engagements, garantie, etc.).
Sélection de l’échantillon à contrôler (y compris les engagements de financement et de garantie) : segmentation des crédits :
- Échantillon de crédits aux entreprises (corporate).
- Échantillon de crédits à la clientèle de détail (retail).
- Échantillon des autres crédits.
Démarche en trois étapes de l’audit comptable des crédits :
- Existence, justification, classification, exhaustivité : les moyens d’atteindre cet objectif.
Points de vigilance : crédits fictifs, classification des crédits, engagements de financement et de garantie.
Focus sur le programme de contrôle des engagements hors-bilan. - Évaluation correcte des crédits. Application du programme de contrôle.
Points de vigilance : autorisation des encours, notation des crédits, qualité de l’analyse financière et du dossier administratif, crédits à risque, déclassement des créances douteuses.
Conclusions : qualité des portefeuilles de crédit, et ajustements éventuels. - Résultat : focus sur le programme de contrôle du résultat.
Points de vigilance : rentabilité des crédits, capitaux moyens, taux moyens.
2LES CRÉDITS : CARACTÉRISTIQUES DE CERTAINS CRÉDITS
Les particularités de certains crédits seront examinées sous le double aspect technique/économique et comptable :
- Découverts.
- Cessions de créances professionnelles.
- Affacturage.
- Crédits consortiaux.
- Crédits à la consommation et revolving.
- Prêts à l’habitat et à taux zéro.
Crédit-bail et locations : dans les comptes sociaux, dans les comptes consolidés, IAS 17. Les caractéristiques d’IFRS 16.
IFRS 9 : les nouveaux portefeuilles (modèles de gestion et flux futurs) :
- Coût amorti.
- Juste valeur par OCI recyclable par résultat.
- Juste valeur par résultat.
Les nouveaux concepts :
- Le business model (held to collect – HTC).
- Les tests SPPI (instrument financier basique).
Les particularités de certains crédits seront examinées sous le double aspect technique/économique et comptable :
- Engagements de garantie : garanties financières, dérivés de crédit pour le vendeur et l’acheteur de protection.
- Prêts hors marché et engagements de prêter à un taux hors marché.
- Prêts à la juste valeur par résultat détenus à des fins de transaction ou désignés à la juste valeur par option.
- Financements spécialisés : typologie Bâle III, spécificités.
- Financements structurés : caractéristiques, comptabilisation.
Contrôles spécifiques portant sur certains types de crédits : opérations hors marché ou évaluées à la juste valeur, découverts, crédits spéciaux, créances subordonnées, opérations de location, affacturage, etc.
3LES CRÉDITS : PERTES ATTENDUES, CRÉANCES DOUTEUSES ET DÉPRÉCIATIONS
Modèle IFRS 9 et norme française (ex. CRC 2002-03) :
- Définition selon les référentiels comptables IFRS 9 ou français, prudentiel Bâle III.
- Notion de douteux compromis.
- Intérêts sur créances douteuses ou dépréciées.
- Dépréciations : estimation, prise en compte des garanties, actualisation des flux futurs.
- Reprises liées à l’amélioration des perspectives de recouvrement.
- Reprises liées au passage du temps (impact de la « dé-actualisation » des flux futurs en PNB selon la norme IFRS 9).
- Passage en pertes.
- Créances restructurées.
- Provisions pour risques des engagements de financement ou de garantie.
- Provisions fiscales ou comptables en normes françaises.
- Les règles définies par IFRS 9.
- Modèle de dépréciation : pertes attendues, provisions ex ante.
- Paramètres bâlois pour estimer la perte attendue et la perte inattendue.
- Quels PD, LGD, EAD ? Approche prudentielle Bâle III.
- Les trois statuts (buckets) de risque de crédit d’IFRS 9.
- Ajustement prudentiel pertes attendues/provisions et dépréciations Bâle III.
Sélection de l’échantillon à contrôler (y compris les engagements douteux).
Démarche en trois étapes de l’audit comptable des créances douteuses sur base individuelle :
- Existence, justification, classification, exhaustivité : les moyens d’atteindre cet objectif.
Points de vigilance : exhaustivité des créances douteuses (en relation avec l’audit des crédits). - Évaluation correcte des dépréciations et provisions. Application du programme de contrôle.
Points de vigilance : évaluation prudente des montants recouvrables, actualisation, robustesse et prudence du système de dépréciation des portefeuilles de petites créances homogènes. Risque de traitement comptable des créances restructurées. - Résultat : focus sur le programme de contrôle du résultat.
Points de comparaison : historique, autres établissements comparables, moyenne de la profession.
Risque de non-permanence des méthodes de calcul des dépréciations et des provisions (analyse de l’évolution des composantes du “coût du risque” au compte de résultat).
Risque de mauvaise prise en compte des dépréciations et provisions comptables dans le calcul des pertes attendues à déduire des fonds propres (Bâle III).
4TRAVAUX PRATIQUES
Travaux en atelier sur un cas au choix.
Exposé oral de chaque sous-groupe.
5SYNTHÈSE ET CONCLUSION
Synthèse des trois journées.
Évaluation de la formation.
Public et pré-requis
Participants
- Responsables et collaborateurs des structures de contrôle (inspection et audit, contrôle permanent et risques), des services de comptabilité, des back et middle-offices, du contrôle de gestion.
- Commissaires aux Comptes et leurs collaborateurs.
Supports et moyens pédagogiques
- Documentation en PowerPoint .
- Alternance d’illustrations et d’exercices pratiques.
- QCU, Vrai/Faux, questions/réponses pour vérifier, réviser et confirmer les acquis.
- Synthèses.
Connaissances requises
- Bonne connaissance de la comptabilité générale ou avoir assisté à la formation « Initiation à la comptabilité » ou « Comptabilité bancaire : opérations classiques ».
Dates
Dates | Localisation / Modalité | Animateur(s) | |
---|---|---|---|
Du 06/10/2025 au 08/10/2025 |
Paris | Jean-Marie LAY | S'inscrire |
Du 06/10/2025 au 08/10/2025 |
Distanciel | Jean-Marie LAY | S'inscrire |
Du 17/11/2025 au 19/11/2025 |
Paris | Jean-Marie LAY | S'inscrire |
Du 17/11/2025 au 19/11/2025 |
Distanciel | Jean-Marie LAY | S'inscrire |
Formation Crédit Clientèle : renforcer les compétences au cœur de la relation bancaire
Dans un contexte de transformation digitale, d’évolution réglementaire et d’exigence accrue en matière de conformité, la formation sur le crédit à la clientèle devient un passage obligé pour les professionnels de la banque.
Elle permet d’acquérir une vision complète des mécanismes d’octroi, de suivi et de gestion du crédit, tout en intégrant les enjeux de la digitalisation du crédit, de la protection des clients et de la conformité des processus d’octroi de crédit.
Cette formation s’adresse aux chargés de clientèle, analystes crédit, managers commerciaux, et fonctions de conformité ou de risque.
Pourquoi suivre une formation sur le crédit à la clientèle ?
La formation sur le crédit à la clientèle vous donne les clés pour comprendre les rouages du financement bancaire, tant sur le plan commercial que réglementaire.
Elle vous permet de :
- Maîtriser le parcours complet d’un dossier de crédit : de la demande à la décision ;
- Appliquer les critères d’analyse et de scoring dans une logique prudente et structurée ;
- Intégrer les nouvelles pratiques issues de la digitalisation du crédit ;
- Respecter les obligations liées à la protection des clients (transparence, devoir de conseil, RGPD).
La formation combine théorie et mise en pratique afin de développer une posture professionnelle, rigoureuse et orientée client.
Le crédit à la clientèle : un levier commercial et réglementé
La formation sur le crédit à la clientèle explore les dimensions multiples du crédit bancaire : produit de financement, outil de fidélisation, mais aussi source de risques. Dans les établissements financiers, l’octroi de crédit est encadré par des règles strictes qui doivent être maîtrisées pour sécuriser la relation commerciale.
Cette formation vous aide à :
- Comprendre les critères d’éligibilité et de solvabilité ;
- Analyser les garanties et les capacités de remboursement ;
- Intégrer la conformité dans les processus d’octroi de crédit ;
- Piloter un portefeuille de crédits dans une logique de maîtrise du risque.
Le crédit est aussi un vecteur d’image pour la banque, d’où l’importance d’une approche éthique, professionnelle et centrée sur la protection des clients.
Les défis d’un crédit à la clientèle performant et responsable
Le métier du crédit évolue rapidement sous l’effet des technologies, de la régulation et des attentes sociétales.
La formation sur le crédit à la clientèle permet d’anticiper et de surmonter les principaux défis rencontrés sur le terrain :
- Accélérer le traitement des dossiers grâce à la digitalisation du crédit, sans sacrifier la qualité de l’analyse ;
- Appliquer le devoir d’information dans une logique de protection des clients, notamment dans les situations de fragilité financière ;
- Rendre les processus d’octroi de crédit transparents, traçables et conformes aux exigences réglementaires (Loi Lemoine, DCI, ACPR) ;
- Maîtriser les outils de gestion des impayés et des risques de contrepartie.
L’objectif est de faire du crédit un outil au service de la relation client, tout en réduisant les risques opérationnels et juridiques.
Une approche pédagogique orientée terrain et réglementations
La formation sur le crédit à la clientèle de l’AFGES s’appuie sur des cas pratiques issus du secteur bancaire.
Elle permet aux participants de :
- Simuler l’instruction d’un dossier de crédit selon les étapes du processus d’octroi de crédit ;
- Identifier les points critiques dans un parcours digitalisé du crédit ;
- Mettre en œuvre des actions correctrices en cas de manquements à la protection des clients ;
- Définir des indicateurs de suivi et de performance crédit.
Cette pédagogie active favorise l’appropriation des méthodes et outils utilisés en agence, en centre de décision ou au niveau centralisé.
Suivre la formation Credit Clientèle de l’Afges permet de mieux sécuriser la relation du client avec la banque
La formation sur le crédit à la clientèle renforce les compétences techniques, relationnelles et réglementaires nécessaires pour exercer dans les métiers du crédit.
Elle permet d’adopter les bons réflexes dès la phase d’analyse, de formaliser des décisions solides, et d’assurer une conformité rigoureuse tout au long du cycle de vie du crédit.
Grâce à la maîtrise des enjeux de digitalisation du crédit, de protection des clients et de conformité des processus d’octroi de crédit, les participants gagnent en efficacité, en sécurité juridique et en qualité de service. Ils deviennent des acteurs clés de la solidité financière et de la confiance client.